Slim Mahfoudh

Slim Mahfoudh

Slim Mahdoudh est connu par le grand public tunisien dans un grand nombre de productions télévisuelles. Il a débuté sa carrière au cinéma avec plusieurs metteurs en scène étrangers, comme Pierre Richard dansC’est pas moi, C’est lui en 1980, Pasquale Festa Campanile pour Le Larron en 1980, ou encore Pierre Granier Deferre dans L’Etoile du Nord en 1982,et de cinéastes tunisiens à l’instar de Mohamed Zran pourLe prince en 2004.
A la télévision, Slim Mahdfoudh a participé à différentes productions notamment Les Routiers en 1978 de Georg Feil, El Khottab Al Bab, Gamret Sidi Mahrous …

Romdhane Chatta

Romdhane Chatta

Romdhane Chatta, de son vrai nom Romdhane Ben Ayed, est considéré comme un symbole du théâtre, de la télévision et du cinéma en Tunisie. Il est, par excellence, un acteur populaire, au sens noble du terme. Il était l’un des comédiens phares de la Troupe de la Ville de Tunis dès sa création en 1954. Romdhane Chatta a participé dans presque toutes ses créations, notamment Sakr Koreich, jusqu’aux années 2000. Il a également participé à plusieurs productions cinématographiques comme Au Pays du Tararani(1972) de Férid Boughedir, Le Rebelle(1968) d’Omar khlifi et Mannequin(1977) de Sadok Ben Aicha.Il est connu pour de nombreux rôles, notamment dans la mythique pièce Le Maréchal Ammar et la série télévisée Khottab Al Bab mais aussi pour le personnage de Hmaydatou aux côtés de Dalenda Abdou.
Romdhane Chatta est considéré comme l’un des piliers de la télévision tunisienne, son humour et son talen ont marqué des générations entières de Tunisiens.

Raja Ben Ammar

Raja Ben Ammar

Avec le décès de cette artiste exceptionnelle, grande dame de la scène, le 4ème art en Tunisie a perdu l’une de ses égéries et de ses inspiratrices qui a formé tout au long de son riche parcours plusieurs générations de comédiens et de comédiennes talentueux.
Poussée par une passion qui a vu le jour très tôt, au sein d’une famille d’artistes, Raja Ben Ammar a opté pour les planches comme un espace d’émancipation et d’épanouissement.
Après un parcours académique en Allemagne, elle décide de rentrer au pays en intégrant la troupe du théâtre du Kef, dirigée à l’époque par Moncef Souissi. Elle entreprend, ensuite, un parcours réussi avec les grands maîtres du théâtre à Tunis, avec Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Fadhel Jaziri.

1980 fut une année marquante dans sa carrière puisque c’est l’année durant laquelle elle créée le théâtre “Phou”, sa propre compagnie privée qui donna naissance à plusieurs créations théâtrales notamment El Amal en 1986, Saken Fi Hay Essaida en 1989, et Bayaa El Hawaen 1995. Ces pièces lui ont permis de décrocher le prix de la meilleure comédienne aux Journées Théâtrales de Carthage en 1987, 1989 et 1995.
L’infatigable Raja Ben Ammar s’est totalement engagée, avec son époux l’acteur et metteur en scène Moncef Sayem, dans la création et l’animation d’un espace artistique pluridisciplinaire, Mad’Art à Carthage, pour former contribuer à la vie culturelle de la cité, révéler les talents et transmettre le flambeau à la jeune génération de comédiens tunisiens.
Raja était une artiste pas comme les autres, sensible, dynamique, bouillonnante et audacieuse. Elle reste une artiste éternellement vivante pour les amoureux du 4ème Art en Tunisie et partout ailleurs.

Tahar Baccouche

Tahar Baccouche

Né à Djerba, feu Tahar Baccouche était un immense artiste tunisien pluridisciplinaire. Il fit ses études autour des arts de la marionnette en Tchécoslovaquie avec des passionnés de cette discipline comme Feu Moncef Bel Haj Yahya et Feu RachedManai, et ce, au milieu des années 1970. De retour en Tunisie, il ne trouva pas un terrain propice pour exercer ses compétences dans les arts de la marionnette, et c’est pour cette raisonqu’il décida d’encadrer des jeunes artistes, à l’instar d’Ayad Maakel et Mokhtar Mezrigui, dans la conception et la réalisation des marionnettes. Par ailleurs, Tahar Baccouhe a rejoint la troupe théâtrale de Sousse sous la direction de Abdel Ghani Ben Tara dans laquelle il participa à de nombreuses pièces théâtrales comme Le Temps des Miracles en 1979, On n’Enterre Pas les Vivants en 1980 un texte d’Ahmed Amer dirigé par Abdel Ghani Ben Tara, El Falka en 198,1 une lecture libre du texte le cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht mis en scène par Frahane Bolbol, Lunaire un texte mis en scène par Kamel Allaoui en 1982 avec lequel il a remporté le prix du meilleur comédien au festival La semaine du théâtre, Jha Fe Rha en 1983 de l’écrivain marocain Abdel Karim Bourchid. Tahar Baccouche créa, en 1984, « le théâtre du masque », une compagnie privée, avec laquelle il réalisa Le Masque en 1984 et 1985, mais aussi des créations dans les arts de la marionnette comme Senda et L’étoile. Il rejoignit, par la suite, la troupe théâtrale de Sfax sous la direction de Kamel Allaoui où il joua et réalisa le décor de la création La mère Courage aux Croisades. Par ailleurs, Tahar Baccouche intégra la troupe théâtrale du Kef avec une brillante participation en tant que comédien à la mythique Ers Edhib, une adaptation de l’opéra de Quat’sous de Brecht dirigée par BahriRahali. Il fût un artiste captivant et bienfaisant qui initia de nombreux artistes aux arts de la marionnette en Tunisie. Son héritage, immense, continue jusqu’à aujourd’hui à en inspirer plus d’un.

Mohsen Ben Abdallah

Mohsen Ben Abdallah

Savoir vivre, fidélité, simplicité, amoureux du théâtre, sens de l’organisation, bosseur, curieux, méticuleux, rêveur… sont quelques-unes des qualités reconnues à feu Mohsen Ben Abdallah et il doit en avoir d’autres tant l’homme était habité par la vie, l’art, l’ouverture sur l’autre, et par la quête de la vérité dans sa dimension la plus humaine.
Homme de théâtre, et ancien directeur du Théâtre Municipal de Tunis, Mohsen Ben Abdallah a débuté à la Troupe de la Ville de Tunis en 1962, dont il n’a pas tardé à devenir l’un des piliers sous la direction de feu Aly Ben Ayed dans les années 1960-1970.
Il a longtemps fait partie des stars de la scène tunisienne aux côtés de Noureddine Kasbaoui, Hamda Ben Tijani ou, encore Mouna Noureddine.
Il a aussi tenu plusieurs rôles au cinéma, notamment dans Thibaud (1968), Enfants de salauds(1969) et Les Anges (1984).
A partir des années 1980, il a pris la direction de la Troupe de la Ville de Tunis, puis celle du Théâtre municipal de Tunis pendant près de deux décennies, avant d’arriver à la tête de l’espace Sophonisbe de Carthage jusqu’à il y a quelques années.

Hosein El Kahwaji

Hosein El Kahwaji

Le poète et l’écrivain feu Hosein El Kahwaji, natif de Kairouan, fut un artiste pluridisciplinaire unique en son genre. Il a débuté avec la troupe théâtrale de Kairouan en 1975 à l’âge de seize ans en tant que comédien. Sa toute première participation fut dans la pièce théâtrale Passeport.Il a par la suite décroché le rôle principal dans la création Le Voyageur sous la direction de son frère Bechir El Kahwaji. Passionné par sa ville natale, par les lettres et la grande poésie, Hosein El kahwaji a créé des œuvres historiques et poétiques brillantes, notamment neuf recueils de poésie parmi lesquels Les Petits fils de Socrate sont arrivés à Carthage et Horizon Renait Derrière l’Olivier.Il a également à son actif de nombreuses œuvres littéraires commeLa Porte des Tortionnaires, la Cité des Beys et le Carnet de l’Art Oriental. Hosein El Kahwaji fut un artiste engagé, brillant et talentueux dont le nom brille de mille feux aujourd’hui au sein de la ville de ses amours.

Hédi Zoghlami

Hédi Zoghlami

Hédi Zoghlami a eu une carrière éclatante.Il a débuté en 1966 avec la troupe du théâtre du Kef sous la direction du feu Moncef Souissi. Il a participé à plusieurs projets artistiques en tant que comédien comme dans Arlequin Valet de deux maitres en 1968 de Goldoni, Zir Salemd’Alfred Faraj en 1970, George Dandin de Molière, Héni Bouderbala en 1967 dans laquelle il excella par une prestation remarquable. Il brilla également dans les pièces El Zinj 1972, Koul Foul Lahi Fi Nawarou 1972, Hal We Ahwel 1973, El Halej en 1973, Atchane Ya Sabaya 1975. Hédi Zoghlami a poursuivi sa trajectoire artistique sous la direction de Kamel Allaoui pour qui il a joué dans Faust et Electra en 1976 et Malla Nhar et Le Guerrier Berbère 1977. Sa participation artistique fut riche et multiple notamment à la télévision dans la trilogie El Fakh
Wel Marhoum Wel Awda sous la direction de Noureddine Chouchen en 1981et la série Ghada. Hédi Zoghlami était très impliqué dans le théâtre pour enfant au Kef. Il était à la fois conseiller et éducateur. Il a contribué à valoriser l’art comme moyen d’émancipation et d’expression libre auprès des enfants en soutenant des ateliers caractéristiques au théâtre dans les établissements scolaires. Hédi Zoghlami était un artiste communicatif, rare et désintéressé qui a beaucoup fait pour sa région. Le centre d’art dramatique du Kef a rendu un vibrant hommage au parcours prospère et exemplaire de cet artiste hors du commun.

Hatem Ghanmi

Hatem Ghanmi

Hatem Ghanmi a exercé le théâtre à Béja puis au club d’Ali Kalsadli en 1966,1967 et 1968. Il peut être considéré comme l’un des piliers du théâtre tunisien. Tout au long de son parcours, il a participé à l’élaboration de différentes manifestations théâtrales notamment les Journées Maghrébines du Théâtre à Béja en 1989 et 1990.
Il a également présidé, à deux reprises, la Fédération Tunisienne du Théâtre, et a contribué à la création de nombreuses associations théâtrales. Hatem Ghanmi a créé Les Journées Universitaires Tunisiennes du Théâtre et à la publication de la quotidienne La Scène.
Il a écrit de nombreuses pièces dont des créations conçues exclusivement pour les enfants : Sherazade, Enta Fine, Le voyage du Roi…, et lors de son passage,à la troupe théâtrale de Habib Haddad à Béja, il a mis en scène plusieurs pièces notamment Gholem El HajHmida et Washma.
Hatem Ghanmi a animé la scène théâtrale à Béja de toutes ses forces et a contribué à la formation de jeunes comédiens.

Hamadi khlîi

Hamadi khlîi

Hamada Khlîi a forgé sa carrière entre deux domaines complémentaires : l’éducation et le travail artistique, de la Direction des Etablissements Secondaires aux planches des théâtres jusqu’à la présidence de l’association Ennajah Théâtrale de Béja en 1994. Il était par excellence le fondateur du théâtre pour enfant à Béja et a contribué tout au long de son parcours à la création de plusieurs œuvres théâtrales notamment Sandraus en 1988.
Hamadi Khlîi a fondé la première édition du Festival du Théâtre pour Enfants en 1989, suivie par plusieurs sessions réussies jusqu’en 1998. Ce père fondateur du théâtre à Béja, ou, comme on le surnomme, “ El Khal”, s’est investi avec beaucoup de passion pour l’éducation des plus jeunes et pour le 4ème Art. Son héritage est immense à Béja et bénéficie encore aujourd’hui d’une grande reconnaissance .