Mohamed Sobhi

Mohamed Sobhi

Mohamed Sobhi est acteur, écrivain et metteur en scène égyptien au parcours riche et foisonnant. Né au Caire, il est diplômé de l’Institut Supérieur des Arts Dramatiques et a été désigné en 1970 comme maître- assistant à la section Acteur et Réalisation jusqu’en 1984. Il a crée et fondé le premier laboratoire théâtral en Egypte sous l’appellation  Le Studio de l’Acteur  inspiré de l’école Russe d’art dramatique notamment Constantin Stanislavski et Jerzy Grotowski. Il a présenté différentes œuvres durant cette période comme Œdipe en 1972, Media en 1973, Roméo et Juliette en 1974 et la Leçon en 1973.
Mohamed Sobhi a soutenu activement le théâtre universitaire pendant la même période en mettant en scène plusieurs créations théâtrales à savoir Le Procès du 21ème siècle de Taoufik El Hakim en 1968, Hamlet de Shakespeare en 1970 et Ma belle Dame de Bernard Shaw en 1971. Par ailleurs, il a présenté des pièces en tant qu’acteur comme La leçon est Finie au nouveau théâtre en 1975, AlaBihMazhar au théâtre de Zamalek en 1977 et Le Joker au théâtre Art.
1980, fut une année marquante dans sa carrière artistique par la fondation de la troupe Studio 80 à l’origine de nombreuses pièces théâtrales dont il est à la fois acteur et metteur en scène. Il s’agit du Troublé en 1980, Tu es Libre en 1982, Médecin Malgré Lui en 1984, Point de Vue en 1990, Maman Amérique en 1994, la Famille Wanisen 1997. On peut également souligner qu’à travers le festival Théâtre pour tous il a mis en scène L’art est l’Origine de la Civilisation, Carmen et Le jeu de La Dame en 1998.
Mohamed Sobhi a contribué à la création de différentes institutions théâtrales, Théâtre Lycia en Alexandrie, le Théâtre Nouvel Opéra et le Théâtre Ferdaws. Il a créé la cité Sonbol pour impliquer les enfants de rue à l’éducation artistique. Un ambitieux projet qui intègre différentes disciplines allant du Ballet de danse au Conservatoire de musique en passant par la formation à l’art théâtral. Mohamed Sobhi , un artiste pas comme les autres, passionnant et passionné, une légende vivante du 4ème Art en Egypte et dans tout le monde arabe.

Anissa Lotfi

Anissa Lotfi

Passionnée de théâtre et de danse classique, Anissa Lotfi est une artiste franche, unique et communicative. Elle a intégré la troupe théâtrale de la ville de Tunis en 1963 sous la direction et la houlette du prestigieux et défunt homme de théâtre Ali Ben Ayed. Son parcours artistique est à la fois riche et varié. Il se caractérise jusqu’à ce jour par une intense collaboration dans les domaines théâtral, télévisuel et cinématographique.
Elle s’est produite dans de nombreuses créations théâtrales aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger notamment en Iran, Russie, Suisse, Autriche, Irak, Syrie, aux Etats Unies…
Lors de son parcours artistique, elle a participé à de nombreuses œuvres théâtrales, comme Othello avec l’acteur égyptien Jamil Rateb en 1966, Ain Allah en 1967 et Yerma dirigée par feu Ali Ben Ayed, 8 femmes de Robert Thomas mis en scène par Abdel Majid Lakhel.
On peut citer aussi, Bin Noumin un texte d’Ali Douaji et Chakchouka avec feu Mohsen Ben Abdallah, chorégraphié et mis en scène par le surdoué défunt Maurice Béjart. Par ailleurs, à la télévision, Anissa Lotfi a participé à plusieurs productions à l’instar de Ya Zahra Fi Khayali en 1998 d’Abdelkader Jerbi, Gamret Sidi Mahrous en 1999 de Slah Eddine Essid, et Sayd Errim en 2008.
Au cinéma, elle a joué dans Comment tu t’Appelles Mon Amour ? du réalisateur Dino Rizzi en 1967, La lettre de Sadok Ben Aicha mais aussi dans l’Ochio Rosso de Bonicelli et Le Dernier Jour de Jésus Christ de Rossellini en 1968.
Anissa Lotfi n’a cessé tout au long de son parcours d’enrichir les annales du théâtre, de la télévision et du cinéma à travers ses nombreuses participations dans des œuvres qui ont suscité l’admiration des petits et des grands.

Soulef  Fawakherji

Soulef Fawakherji

Soulef Fawakherji est une actrice syrienne originaire de Lattaquié, elle a grandi dans une famille dont les valeurs principales sont l’art, la culture et la politique.Fille du critique de cinéma Mohamed Fawakherji, elle a décroché undiplôme des Hautes études dans la section archéologie de l’université de Damas. Soulef a un parcours riche et foisonnant, elle a en effet participé à de nombreuses créations théâtrales, cinématographiques mais aussi des participations pertinentes dans des productions télévisuelles. Elle a entamé son parcours de comédienne en 1997 dans Le Voyageursous la direction de Raymond Boutros qui a rencontré un vif succès en Syrie, elle poursuit ensuiteson parcours dans le 4ème Art ou elle a joué dans l’Opéra La Voix de Marwane Rahbani. Elle a collaboré également sur les œuvres de Shakespeare avec le théâtre national syrien avec une participation remarquée aux Journées théâtrales de Carthage. Soulef Fawakherji est membre de la troupe théâtrale de Mohamed El Maghout qui a été fondée en 2001. Elle a joué dans la création théâtrale La Shou El Hakidirigée par le metteur
en scène Wael Ramadhane etinspirée du texte Je Vais Trahir Mon Pays de Mohamed El Maghout. Soulef a enrichi sa trajectoire artistique avec de nombreuses participations cinématographiques notamment dansNessim Errouh, Halim, Hasiba, Meriem, Attente de l’automne. Elle a également participé dans de nombreuses créations télévisées à l’instar des Grands Rêves, Mabrouk, Shérazade La Dernière Histoire, Sakr Koreich, Demain Sera Beau, Les lettres d’Amour et de Guerre, Esmahane, Cléopatre … Soulef Fawakherji a participé dans plusieurs manifestations culturelles arabes et internationales notamment le festival de Cannes, elle a présidé aussi plusieurs jurys dans de nombreux festivals cinématographiqueset a reçu également de nombreux prix et distinctions en tant que comédienne. Elle a réalisé son premier long métrage en Syrie, Les Lettres des Cerises رسائل الك qui aborde la situation du Golan syrien pour lequelelle a été primée à de nombreuses reprises pour son film, notamment au festival international de New Delhi. Soulef est une artiste pluridisciplinaire charismatique reconnue dans le monde arabe pour son talent. Elle enchaine les rôles au théâtre, au cinéma comme à la télévision avec brio, délicatesse et savoir faire. Sa légende est en devenir.

Mumbi Kaigwa

Mumbi Kaigwa

Mumbi Kaigwa est une actrice, écrivaine, productrice, réalisatrice et metteur en scène kenyane. Elle a participé dès l’âge de 10 ans à plusieurs productions télévisées notamment The Strong Breed de Wole Soyinka.

De 1998 à 1999, Mumbi a travaillé pour les Nations Unies à Nairobi. Depuis 2000, elle a consacré sa vie aux arts, travaillant dans toute l’Afrique et utilisant son art pour aborder des thèmes sociaux tels que les conflits et la violence, la santé et la drogue, l’histoire et la culture, ainsi qu’à mener des ateliers de consolidation de la paix au Kenya et en Tanzanie.
Mumbi est membre associée de la League of Professional Theatre Women à New York et siège au conseil d’administration du Maisha Film Lab de Mira Nair en Ouganda. Elle est également une ancienne élève du Sundance Theatre Lab, Utah aux États-Unis.
En 2014, elle a reçu un certain nombre de récompenses du magazine CEO en Afrique du Sud y compris un Lifetime Achievement Award pour sa contribution aux arts et à la culture au continent africain.
Ses pièces théâtrales incluent They Call Me Wanjikũ , Dangereux, Kigezi Ndoto, A Hook for Dreams et La Voix d’un Rêve.
Ces œuvres ont été vues en Afrique, en Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis. Sa pièce la plus récente, Orchid, a été écrite en 2016 à la demande du Royal Exchange Theatre de Manchester, au Royaume-Uni et a été récemment présentée au siège de l’OMS à Genève, en Suisse, et sera présenté à Eldoret au Kenya et à Santiago au Chili en 2018.

Ahmed Ben Maouia

Ahmed Ben Maouia

Né à Skalba , à Nabeul en 1944,  amoureux du 4ème art, Ahmed Ben Maouia a participé à de nombreuses créations théâtrales mais aussi télévisuelles et cinématographiques.

 

Il a  entamé son parcours avec le théâtre amateur dans le Tyran sous la direction du feu Bechir Methenni. Durant son cursus académique au Centre d’art Dramatique, il a participé à la création  Mourad III  en tant que Hssine Ben Ali sous la direction du feu Ali Ben Ayed.

 

Diplômé en 1968, il a rejoint la troupe de la ville de Tunis. En 1969 il a interprété le premier rôle dans Adel Bourak dirigé par Habib Boulares et celui de Bourguiba  dans L’Intrigue de Moncef Souissi qui a marqué sa carrière artistique. Ont suivi,  El Hallej de Béchir Drissi, Richard III de Mohamed Kouka, Sindbad de Moncef Souissi, Elissa de Samir Ayadi, Et Saheb El Himar de Fadhel Jaziri.

Il a reçu le premier prix pour sa participation dans Antigone de Mounir Argui ainsi qu’une distinction  dans un festival de théâtre arabe en Jordanie.Il est également décoré de l’insigne de l’Ordre du Mérite Culturel Tunisien.

Ahmed Ben Maouia a été vice-président de l’Union des Artistes Arabes.

Côté télévision, il a participé à de nombreuses productions, notamment, Ebhath Maana d’Abderrazak Hammami avec feu Abdelmajid Lakhel, mais aussi à la série Ghada de Mohamed Haj Slimane, ainsi qu’à de nombreuses productions  télévisuelles d’Ali Mansour dont le téléfilm Le Secret Derrière la porte. Au cinéma, il a été distribué  dans Les Siestes Grenadinesقوايل الرمان de Mahmoud Ben Mahmoud ainsi que Le Vert et le Trésor de Abderazzak Hammami.

Abou Hassan Sallam

Abou Hassan Sallam

Enseignant à l’université d’Alexandrie, Abou Hassan Sallam  est titulaire d’un doctorat en dramaturgie arabe contemporaine. Il est le fondateur de la troupe de théâtre politique en 1962 et de l’association de la dramaturgie en 1973. Abou Hassan Sallam a occupé le poste de chef de cabinet auprès du ministre de la Culture en 1997 ainsi que la direction de l’Institut national du théâtre en 2000.

.Sa thèse, publiée en 1997, est consacrée au Rythme dans le théâtre égyptien. Ses autres travaux portent sur les bases théoriques de la mise en scène en Alexandrie en 1989, la cinquième dimension dans le jeu théâtral au Forum des lettres à Al Minya en 2002, le questionnement du chercheur en théâtre entre le texte et la représentation en 1996, le metteur en scène et la lecture multiple du texte en 2003.

 

Abou Hassan Sallam a également travaillé sur les théories théâtrales , de la littérature à la critique ,  et a publié de nombreux ouvrages dont Le phénomène dramatique et épique dans Le Message du Pardon en 1983, le théâtre et son rôle dans la construction de l’opinion publique au premier forum du théâtre, les problématiques du monde arabe à l’université d’Alexandrie en 1996, le théâtre Saoudien entre les ressources patrimoniales et les ressources contemporaines au Caire en 1994, mais aussi l’Arabisation des sciences théâtrales et la problématique de la rédaction  à l’université Ain Chams en 1997, le théâtre de Toufik el Hakim entre la lecture critique multiple et la réécriture du texte au forum Taoufik Al Hakim au forum supérieur de la culture.

Par ailleurs il a mis en scène plusieurs pièces : l’Orphelin Saad en 1965, Epopée du peuple en 1969, Monter sans tomber en 1974, Electra en 1976, Antigone en 1989, Les deux servantes en 1989, la terre ne récolte pas des fleurs en 1996, Caligula en 1979 et la princesse attend en 1998.

Parmi ses créations littéraires théâtrales ; Lich ya Alich, Alexandrie Tutti Frutti et Rêve d’une nuit de chasse. Abou Hassan Sallam est une figure emblématique du théâtre contemporain égyptien au riche parcours académique